Mardi 30 décembre 2008
Chiraz est considéré par les Iraniens comme la ville des poètes et des jardins,… pour moi, c’est celle ou j’ai fait un voyage dans le temps. Dès les premiers pas dans le centre ville, j’ai eu l’impression de me retrouver dans les photos faites par mes parents dans les années 1970. Tout m’y rapportait : les rues, les gens, leur voiture,… quelquefois les mêmes couleurs un peu ternies par le temps.

A la différence des autres villes visitées, Chiraz est moins stricte (sans doute moins religieuse), et cela se traduit par des tenues moins tristes qu’ailleurs : exit les vêtements noires, bonjour les chemises flashy, les pantalons à patte d’eph., et les pompes en (faux) croco,… Ajoutez à cela les quelques vieilles berlines américaines ayant survécues à la révolution, et le tableau est quasiment parfait. Personnellement, j’adore,… j’en ai même profité pour aller me faire une banane chez un coiffeur local,…


Bien sur, Chiraz a évidemment d’autres attraits : son château médiéval, son bazar typique, et, effectivement, ses jardins (dont un ou repose Hafez, l’un des plus célèbres poètes persans) ; mais c’est surtout le point de départ pour visiter la fameuse cité antique de Persepolis,…

Par Sved - Publié dans : Voyage - Communauté : Expatrie(e)s
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Dimanche 28 décembre 2008
Si on m’avait dit qu’un jour j’allais voir une compétition de football féminin dans la très stricte République Islamique d’Iran, j’aurais vraiment eu du mal à le croire, et pourtant,…

Il y a quelques mois, l’Iran a organisé la « First Islamic Women Football Club Competition » à Téhéran.

La compétition devait réunir :
    - des clubs et équipes nationales Iraniennes (équipe première, espoir, …)
    - une sélection d’Azerbaïdjan,
    - une sélection d’Algérie,
    - une sélection de Syrie,
    - une sélection d’Afghanistan (doit pas être facile de courir avec une burka).


Bien que l’évènement se soit déroulé dans une relative indifférence (pas de publicité, stade sans spectateurs,…), il faut quand même saluer l’initiative : je ne suis pas sur que ce genre de compétition aurait pu avoir lieu il y a quelques années,….

….. enfin pas trop, car, à priori, on leur a un peu forcé la main,….

En effet, d’après certaines sources officieuses, la Fédération Internationale de Football (FIFA) aurait exigé de l’Iran la tenue de matchs féminins internationales sur le territoire iranien, faute de quoi, certaines subventions ou accords auraient été suspendues.

Ni une, ni deux, l’Iran aurait donc monté un tournoi officiel entre plusieurs pays,… (un peu rapidement peut-être car au final seules les équipes Algériennes et Azéris furent présentes).

Mine de rien, on devrait peut-être laisser la FIFA régler la question du nucléaire iranien, ça pourrait être plus efficace…

Côté sportive, Je m’abstiendrai de tout commentaire sur l’arbitrage pas très objectif et les méthodes un peu limites pour faire gagner les équipes iraniennes. De toute façon, cela n’a pas empêché les 2 équipes étrangères de se qualifier brillamment pour la finale,….finale remportée par l’Algérie par un score de 3 à 1 au terme d’un match assez disputé.


Par Sved - Publié dans : Vie d'expat. - Communauté : Expatrie(e)s
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Samedi 29 novembre 2008

Il existe dans la langue française certains mots issus plus ou moins du perse.  « Assassin » en fait parti. Pour être exact, ce mot ne vient pas du perse mais de l’arabe « Hashishin » (fumeur de Hashish). Ceci dit, il est étroitement lié à l’histoire du pays.

Je vois déjà certain se dire qu’il aurait du s’expatrier ici plutôt qu’en Belgique, mais non,… l’Iran n’est pas le pays des fumeurs de Hachich. C’est juste que la célèbre secte des « Assassins » fût fondée au XIème siècles dans le nord de l’Iran actuel.

Pour résumer, cette secte eu un rôle important dans tout le moyen orient à cette époque. Elle était extrêmement crainte par les dirigeants de ce monde car capable de frapper directement en haut de l'état. Ses « émissaires », à qui on faisait gouter avant au paradis (c’est là qu’intervient le Hashish), n’hésitaient pas à se sacrifier pour atteindre leur cible. Pour plus de détails, allez faire un tour sur Wikipedia.

Mais revenons à nos éléphants roses,…

Cette communauté fit construire plusieurs forteresses sur les flancs de l’Alborz. Le château d’Alamut est le plus connu d’entre eux. Il n’a plus sa grandeur d’antan, mais cela reste un lieu mythique pour les férus d’histoire (et pour les Iraniens également au vu de la fréquentation du site). Même maintenant, le château impose le respect, et on devine bien ce que pouvait être le sentiment des voyageurs lors qu’ils passaient à proximité : du haut de son éperon rocheux, il semble invincible encore aujourd’hui.



Le second est plus vaste, et un peu mieux conservé que le château d'Alamut. Le site est encore plus superbe car il domine un lac (mais on le le voit pas sur la photo, dommage).



Par Sved - Publié dans : Voyage - Communauté : Expatrie(e)s
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Dimanche 16 novembre 2008

Depuis mon arrivée en Iran, je me suis toujours demandé quelle pouvait bien être l’ambiance dans une salle de ciné ici, et plus particulièrement entre hommes et femmes.

 

Vous vous en doutez bien, depuis la révolution islamique, tout est fait pour séparer les 2 sexes, et je ne m’imaginais pas les mollahs permettre aux hommes et aux femmes de se retrouver ensemble en toute liberté, dans une salle obscure qui plus est.

 

J’ai donc décidé d’aller voir ça ….

 


Il n’y a plus énormément de cinéma en activité en Iran, la plupart sont de vieilles salles ayant survécu à la révolution,…ambiance 70’s garantie.

 

Coté programmation, il est très rare d’avoir à l’affiche des films occidentaux (ou alors censurés,…très censurés). Alors, n’ayant pas trop le choix, je me suis orienté vers ce qui me semblait un film historique iranien.

 

Je m’acquitte du droit d’entrée (10 000 Rials, soit 70 centimes d’Euros), et me voilà dans la salle,....

 

Et bien le ciné en Iran, c’est comme dans les bus : les hommes sont devant et les femmes derrière, il n’y a pas le choix. Les couples restent quand même ensembles mais dans une  zone bien spécifique (derrière les femmes dans mon ciné).

 

Et pour bien faire respecter cette règle (et les autres), un garde chiourme est constamment dans la salle, lampe torche à la main, et gares aux réfractaires,…

 

En même temps, heureusement qu’il est là celui-là, car une salle de cinéma en Iran, ça ressemble parfois à un hall de gare : ça rentre, ça sors, ça parle fort, ça répond au téléphone (ça appelle aussi quelquefois), ça fume (malgré le gros panneau  « interdiction de fumer » dans la salle),…. Bref, un bon gros bordel !!!

 

Bon, pour l’ambiance, c’est peut-être différent dans d’autres salles de cinéma, la mienne était apparemment assez populaire.

 


A vrai dire, voir quelques femmes seules et les couples réunis m’a plutôt soulagé : je m’étais en effet préparé aux pires (séances réservées aux hommes, couples séparés, ou même voir les femmes cloitrées dans un box grillagé),…c’est qu’ils sont capables de tout ici, même du plus absurde !

 

Concernant le film, je n’ai pas tout compris (le persan et moi, ça fait toujours 2), mais de toute évidence, c’était un bon film de propagande : les héroïques Iraniens protégeant un Coran contre les méchants envahisseurs Arabes, Chrétiens (je n’avais pas connaissance que les croisées européens aient jamais foutu un pied en Iran !?) et Mongols.  Drapeaux Iraniens et musiques grandiloquentes à profusion.

Par Sved - Publié dans : Vie d'expat. - Communauté : Expatrie(e)s
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Vendredi 24 octobre 2008

Pour ceux qui auraient décidé de passer quelques jours à Téhéran (malgré tout ce que j’ai dit), voici une excursion possible dans les environs.

Le lieu se trouve à 80 km (tout de même) à l’est de la ville dans un ancien domaine royal. Cela s’appelle « Tang é Vashi », et comme il s’agit d’une des sorties préférées des téhérannais le vendredi, beaucoup connaissent (vous n’aurez donc qu’à demander).

La première partie de la promenade est la plus intéressante : il faut marcher à même le lit d’une rivière le long d’une gorge étroite. Au milieu du chemin, on est surpris de voir une grande fresque gravée à même le flanc de la montagne. Elle représente une scène de chasse remontant à l’époque Quadjars (dynastie perse du 19ème siècle).


Le passage aboutit ensuite sur une petite plaine verdoyante, lieu d’autant plus appréciable que c’est plutôt rare sur ce versent de l’Alborz. Les Iraniens en profitent pour s’adonner à leur occupation favorite le week-end (le pique-nique).


A l’autre bout de la vallée, existe un autre passage qui se termine par une petite cascade. Beaucoup tentent l’expérience d’aller faire un tour directement en dessous. C’est extrêmement rafraichissant de voir les iraniens et tout particulièrement les femmes (certaines pourtant voilées de la tête au pied) y allez pour barboter dans l'eau dans de grands éclats de rire,… un peu de folie, ça ne peut pas faire de mal.

Par Sved - Publié dans : Voyage
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