Mardi 14 octobre 2008

On m’avait dit avant de partir en Iran : « tu verras, passer le mois du Ramadhan dans un pays musulman, c’est génial : y a des décorations partout, et c’est la fête tous les soirs ».

 

Et bien je viens de passer mon second Ramadhan ici, et je ne vois toujours pas ce que je peux bien raconter là-dessus. La seule chose de notable, c’est que tous les restaurants sont fermés en journée (c’est une obligation sous peine d'amende : cf lien en bas). A part ça : « Rien ».

Je n’ai pas vu d’évènement ou de déco particuliers et il n'y a pas eu plus d’agitation pendant l’Aid El Fitr (fin du jeûne et jour de fête, ou tout le monde devrait aller à la mosquée).

 

Bon, comme tout en Iran, j’imagine que ça se passe essentiellement à l’intérieur des maisons et des appartements, mais quand même,… quel calme !

 

Je n’ai pas vraiment d’explication à donner sur ce « non-évènement ». Pour une partie des iraniens, cela peut simplement venir du fait qu’ils ne le suivent pas vraiment (j’en vois beaucoup manger dans leur bureau, ou même directement dans leur voiture), mais pour l’autre (celle plus conservatrice), je ne sais pas. Cela est peut être lié à une différence de culte entre Chiite et Sunnite (Les Chiites ayant leurs fêtes religieuses bien à eux, se désintéressent-ils peut-être des autres fêtes de l’Islam ?).

 

Voici également une petite dépêche AFP sur le sujet (ils n’ont vraiment que ça à faire les flics ici) : http://www.metimes.com/Politics/2008/09/10/iran_closes_eateries_over_violating_ramadan/afp/

Par Sved - Publié dans : Vie d'expat.
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Dimanche 7 septembre 2008

Dans ma liste des lieux à visiter figure un bon nombre de grandes capitales mondiales, et New York en fait partie (bon, OK, ce n’est pas une capitale, mais c’est tout comme).

 

Seulement voilà, avec mon passeport remplis de visas iraniens (avec en plus quelques visas russes, chinois et vietnamiens), je crains (peut-être à tort) de devoir m’expliquer assez longtemps aux douanes américaines. Donc pour ces vacances, en lieu et place de New York, nous sommes allés à Hong Kong cette année.

 

Et Hong Kong,…..c’est tout le contraire de Téhéran : la mer, une épaisse couche de verdure sur les montagnes environnantes, des centres commerciaux partout,…et surtout entendre les gens s’amuser dans les rues, voir les femmes sans voile,… bref la liberté !!!

 

Après quelques jours, j’en avais même oublié que j’habitais l’Iran,….jusqu’au passage de la douane pour aller en Chine continentale (la vrai, pas celle de Hong-Kong qui a un statut particulier).

Et là, paf !! Le retour à la dure réalité. Le douanier chinois fut de toute évidence très émoustillé d’avoir un passeport bourré de visa iranien entre les mains. Après m’avoir demandé ce que je faisais en Iran (travail), il appelle son chef : « Irani » par ci, « Irani » par là,…et me voici escorté vers le poste de police de l’aéroport par une bonne demi-douzaine de gars en uniforme. Très impressionnant je dois dire !!

 

Et moi qui me disait « qui se ressemble, s’assemble : entre 2 pays connus pour appliquer les droits de l’homme à la lettre, je vais passer sans problème ici !!»,…et bah je me suis bien planté !!

 

Bon, après une fouille complète de ma valise (20 minutes à 2 tout de même), la recherche des « .JPG » dans mon PC ( ??), le tout sans aucune explication, j’ai pu quand même passer la douane. 

 

Alors, à votre avis, …New York,… je tente ou pas ??

 

Par Sved - Publié dans : Vie d'expat.
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Dimanche 10 août 2008

Il y a bien un truc auquel je ne m’attendais pas au vu du bordel ambiant sur les routes en Iran, c’était de me faire arrêter ici pour infractions routières.

 

Certes, je n’ai jamais était un chantre du respect des règles (il ne me reste que 4 points sur mon permis), mais les Iraniens le sont encore moins,… avec, en plus une certaine passivité de la maréchaussée locale.

 

Donc, pour revenir à mon cas, j’ai quand même trouvé le moyen de me faire arrêter ici 5 ou 6 fois, principalement pour des excès de vitesse.

 

Voici donc comment se déroule une verbalisation d’un étranger en Iran (prenons par exemple ma dernière expérience) :

 

Ce jour-là, en revenant d’une excusion hors de Téhéran, je me fis prendre pour dépassement de la vitesse autorisée (à mon grand regret, les flics ont également des radars ici) : On me fait signe de m’arrêter, je m’exécute et range ma bonne vieille 405 sur le bas coté. Je prends mes papiers et me dirige vers le véhicule de police (ici, le flic est un peu fainéant, il ne bougera pas du véhicule climatisé dans lequel il se trouve).

« Bonjour Monsieur l’agent » dis-je en français…toujours en français. Et là, j’avoue,… je me délecte toujours de ce petit instant ou je vois le visage de mon interlocuteur se décomposer.

 

Généralement, après avoir vainement recherché un salut potentiel (un collègue, un passant,…bref n’importe quoi qui puisse baratiner une langue étrangère avec moi), et ne sachant plus trop quoi faire, il tente ça chance en persan accompagné de grands gestes,… faute de mieux.

Un peu sadique (je devine quand même ce qu’il me dit), je lui fais comprendre que je ne capte pas un mot, et finalement la discussion (si on peut appeler ça comme ça) s’arrête là.

 

Bon, cette fois-ci, mon flic me baragouine « Speed », puis « Card » (pas mon jour ! Je suis tombé sur un « bilingue »).  Je lui tends mes papiers un peu dépité. Et là, ….second effet Kiss Cool. Je le vois faire de grands soupirs devant mon permis international. Il faut dire que le permis international, c’est écrit en plein de langues, mais pas en persan, et quand on ne sait pas déchiffrer les lettres latines, c’est encore plus dur. Bref, après quelques hésitations, il me le rend et me fait signe d’aller voir ailleurs s’il y est.

 

Vous me direz : dans tous les pays, c’est pareil ! Les flics ne sont pas réputés pour leur connaissance d’autres langues.

Cependant ici, à force de limiter drastiquement le nombre d’étranger, assez souvent les flics sont pris totalement au dépourvu quand il tombe sur nous. C’est encore plus vrai en dehors de Téhéran.

 

Enfin,… je ne me plains pas. Ca m’a quand même évité toute verbalisation depuis un an.

 

Par Sved - Publié dans : Vie d'expat.
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Vendredi 25 juillet 2008

Si l’on croit les Iraniens, qu’ils viennent de Tabriz, d’Ispahan, ou du coin le plus reculé d’Iran, leur ville possède la plus belle mosquée du Pays (voire mieux). Mosquée que chaque touriste passant par l’Iran devrait absolument voir.

 

Les mosquées en Iran sont certes magnifiques, mais je crains de saturer assez rapidement dans les visites de monuments religieux. Heureusement pour moi, les environs de Yazd m’ont permis de découvrir enfin autre chose

 

Il existe à l’est de la ville des villages assez typiques construits autour de vielles forteresses en Pisé. C’est un peu en dehors des circuits touristiques, mais ces châteaux datant généralement du 9ème siècle méritent vraiment le déplacement.



Bizarrement, les Iraniens ne comprennent pas trop pourquoi un étranger fait autant de kilomètres pour voir tout ça,…alors que pas plus loin, il y a une superbe mosquée.

 


Par Sved - Publié dans : Voyage
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Vendredi 11 juillet 2008

Yazd est réputée pour être l’une des plus anciennes citées du pays. Elle est située aux confins du plateau Iranien, et son relatif isolement lui à permis d’échapper aux destructions qui ont accompagnées les grandes invasions Mongol et Arabe. Il y reste donc un important centre historique qui a peu bougé depuis plusieurs siècles.

 

Les 2 monuments les plus connus sont la mosquée Jameh et le monument Amir Chakhmâgh, mais pour moi, ce ne fut pas ce qu’il y avait de plus intéressant.

 


L’architecture fut, ici, complètement adaptée aux conditions climatiques extrêmes (une chaleur étouffante une bonne partie de l’année, et des hivers quelquefois très rudes).

 

Toute la ville s’est, par exemple, enfoncée pour profiter de la fraicheur de caves construites sur deux, trois niveaux, voire plus. On y trouve, même encore maintenant, toute une activité souterraine : cafés, salles de sport,… à plusieurs mètres de profondeur.

L’enfoncement était également nécessaire pour bénéficier de l’eau apporté par les fameux « Qanats » (cf l’article précédent).

 



Les maisons traditionnelles, quant à elles, étaient généralement scindées en 2, de part et d’autre d’une cour intérieure. La partie donnant vers le nord, ouverte et à l’abri des rayons du soleil, est utilisée pour les mois les plus chauds, et la partie donnant vers le sud, pendant l’hiver.

 

Les plus riches propriétaires installèrent également des « Badgirs » (Tours du vent) destinées à faire circuler un courant d’air frais dans la partie destiné à l’été. C’est pour moi le symbole de la ville.

 


Bref, si vous avez décidé de visiter l’Iran, essayez de passer par Yazd. Elle propose sans doute l’une des diversités architecturales les plus riches d’Iran.

Par Sved - Publié dans : Voyage
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